in

Un retraité escroqué de 2.000 euros, la banque refuse de le rembourser

un-retraite-escroque-de-2-000-euros-la-banque-refuse-de-le-rembourser

On a constaté deux paiements frauduleux effectués sur la carte bancaire d’un retraité. Ceux-ci ont été effectués en Bulgarie. Les détails !

La banque esquive le dossier de ce retraité

Il s’agit d’une arnaque très bizarre subie par un octogénaire de Gaillac dans le Tarn. Tout a commencé le 7 septembre dernier. En fait, le sénior qui vit seul depuis la disparition de sa femme a toujours une carte bancaire pour les petits achats quotidiens. Néanmoins, La Dépêche indique que c’est sa fille qui prend en charge son compte courant. Pas étonnant qu’elle ait reçu un appel de sa banque. Effectivement, l’agent de la Banque Populaire affirme que le compte courant du vieux est dans le rouge après deux versements consécutifs de 500 et 1 500 €.

Pour éviter le paiement des frais, la jeune femme effectue un virement et décide d’aller à la banque pour savoir ce qui s’est passé. Lorsqu’elle a réalisé que quelque chose n’allait pas avec le transfert d’argent, elle a fait opposition à la carte et a signalé la fraude sur la plateforme gouvernementale Perceval.

Quant à son père, il devrait signer un document prouvant qu’il n’est pas l’auteur de ces paiements. Par la suite, sa fille demande un remboursement, mais la banque transmet le dossier à la compagnie d’assurance. Problème, cette dernière leur répond quelques jours plus tard avec une fin de non-recevoir au titre que les paiements ont été effectués avec un terminal de paiement.

Recours à un médiateur bancaire

Entre-temps, la fille de la victime constate avec la banque que les paiements ont été effectués en Bulgarie. Comment le retraité qui sort rarement de chez lui peut-il confirmer un achat en « tapant le code secret de sa carte bleue » dans ce pays ?, se demande l’assureur. L’assurance ne veut pas non plus rembourser l’argent. En effet, le service client accuse l’octogénaire de ne pas avoir assez protégé ses informations personnelles. Y compris les codes secrets. Intolérable pour sa fille qui souligne que son père n’avait ni Smartphone ni accès à Internet. « Il ne retire même pas d’argent au distributeur, il ne se sert de sa carte que pour payer son pain et son journal à la boulangerie le matin », dit-elle.

De son côté, la banque pense que quelqu’un aurait pu venir chez lui et le convaincre de payer ces deux sommes. Or, d’après sa fille, qui faisait des recherches dans le quartier avec sa sœur, ce n’est pas possible. Elle dit que personne n’a été vu à ce moment-là. L’homme de 80 ans dit aussi n’avoir jamais accueilli quelqu’un chez lui. Aujourd’hui, on a bloqué la situation. Mais la fille de la victime veut tout faire pour récupérer ces 2 000 euros. Effectivement, elle est intervenue auprès d’un médiateur bancaire. Une fraude bancaire pourra-t-elle responsabiliser votre banque ? Pour cela, Capital a interrogé un avocat spécialisé en droit bancaire. Ce sénior de Gaillac semble être dans une sorte de trou juridique. En fait, on a validé des paiements (dans un autre pays) avec son code secret. Toutefois, il prétend ne pas en être l’auteur. Pourtant, il est également difficile pour la banque de prouver le contraire.