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Un conducteur Rémois perd 53 points sur son permis de conduire en écopant l’amende d’un autre !

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Ce conducteur Rémois, qui demeure propriétaire officiel de la voiture, écope d’une amende de 11 500 € et d’une perte virtuelle de 53 points sur son permis de conduire. En fait, un homme a vendu sa camionnette à un Parisien. Cependant, les deux hommes n’ont pas procédé au transfert de la carte grise. De plus, le Parisien ne paye ses stationnements et cumule les excès de vitesse.

42 amendes pour 11 500 euros pour ce conducteur Rémois !

Vu que la carte grise est restée au nom de l’ancien propriétaire, Stanislas, c’est ce dernier qui encaisse toutes les contraventions. Le fait est que le transfert de la carte grise devrait être à la charge de l’acheteur. Or, celui-ci ne l’a jamais fait. Dix mois plus tard, Stanislas, toujours propriétaire légitime du véhicule, ne pouvait plus supporter l’amende reçue à son domicile de Reims. Au total : 42 amendes au dernier pointage lundi dernier. Le montant dû s’élevait à 11 500 euros et une perte virtuelle de 53 points sur son permis.

« À chaque fois que je vais à la boîte aux lettres, j’appréhende : est-ce que je vais encore en recevoir aujourd’hui ? Certains jours, il n’y a rien. D’autres jours, ça arrive par quatre ou cinq. Je suis technicien. Je roule beaucoup pour mon travail et j’ai peur de perdre mon permis. Ça me stresse tellement que je prends des cachets. », a indiqué Stanislas.

Une transaction à 23 heures !

Le coupable habite le 12ᵉ arrondissement de Paris et pris contact avec Stanislas pour lui acheter son Citroën Jumpy. Après le dernier échange de prix, le téléphone de Rémois a sonné à 21 h 00 le 17 janvier. « C’était le Parisien. Il était d’accord. Il m’a dit : On prend la route, on arrive, on sera là pour 23 heures. ». Pourtant, la conjointe de Stanislas s’en méfiait. « Je trouvais ça bizarre de venir aussi tard. J’ai demandé à Stanislas de fixer le rendez-vous devant le commissariat et d’y aller avec son beau-frère. », a-t-elle confié. « Le Parisien » était à l’heure avec un chauffeur. La transaction a été conclue et il a quitté les lieux avec la camionnette après avoir payé 2 700 €.

Début mars, Stanislas n’avait plus en tête cette vente lorsqu’il découvre en relevant le courrier une contravention à son nom. En effet, le Jumpy s’est fait flasher en excès de vitesse sur une autoroute de la région parisienne. Qu’il s’agisse d’excès de vitesse ou de non-paiement de parking, la camionnette cumule les PV dans les banlieues et dans la capitale.

Jusqu’à présent, Stanislas n’a perdu un seul de ses 12 points et n’a payé aucune de ses 42 pénalités. Cependant, le 30 novembre, il a reçu un « avis de poursuites par huissier de justice » le condamnant à payer une amende supplémentaire de 95 €, mais oublie de la contester dans le cadre de l’amende qu’il reçoit.

Quelle politesse !

Stanislas a fait appel à un avocat et porte plainte. Au moment des premiers PV, il a tenté de discuter avec « le Parisien », espérant que ce dernier régulariserait la situation. Or, l’accueil a été un bazar. Pendant cet appel (il fait le mort depuis), le chauffeur lui a raccroché au nez et l’a salué d’une courtoisie amicale : « Tu sais quoi ? Va te faire enc… ta race ! »