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Taux du Livret A et du LEP : la mauvaise nouvelle tant redoutée est maintenant confirmée

Taux du Livret A et du LEP : la mauvaise nouvelle tant redoutée est maintenant confirmée
Taux du Livret A et du LEP : la mauvaise nouvelle tant redoutée est maintenant confirmée !-© iStock

Taux du Livret A et du LEP : la mauvaise nouvelle tant redoutée pour le 1er août prochain est maintenant confirmée. Beaucoup vont être déçus par la nouvelle ! Explications.

Livret A : L’engouement pour cette épargne ne faiblit pas

Comme annoncé ce mercredi par la Caisse des dépôts (CDC), les Français ont encore déposé 2,47 milliards d’euros de plus que ce qu’ils en ont retiré en mai. Un montant quasi-inédit qui rappelle celui du mois exceptionnel de mai 2020.

La somme totale déposée sur le Livret A atteint pour l’heure les 399,9 milliards d’euros. Les Livrets A ont été gonflés de 24,5 milliards d’euros depuis début 2023.

Si le taux du Livret A devrait théoriquement se situer autour de 4%, la réalité ne va pas dans ce sens. Son futur taux attendu ce 1er août 2023 risque de ne pas faire des heureux.

« Le taux du Livret A est égal à la moyenne de l’inflation (hors tabacs) des six derniers mois (certainement autour de 5,6%) et du taux €STR du marché monétaire des six derniers mois (environ 2,5%) », rappelle Philipe Crevel dans une note publiée quelques jours plus tôt.

Taux du Livret A et du LEP : la mauvaise nouvelle tant redoutée est maintenant confirmée

« La question est (…) de savoir si la formule du taux sera respectée ou si le Gouverneur de la Banque de France invitera le ministre de l’Economie, en raison de circonstances exceptionnelles, à fixer le taux », Poursuit l’économiste.

Ceci notamment parce qu' »une hausse d’un point du taux du Livret A générerait un surcoût non négligeable pour les établissements financiers, pour les bailleurs sociaux et pour les collectivités locales ou les PME qui empruntent à partir des ressources issues du Livret A ou du LDDS ».

Aussi, ajoute-t-il, « les banques pourraient être amenées à répercuter le surcoût de la hausse du taux sur les emprunts. Un taux élevé pourrait également conforter les Français à privilégier l’épargne au détriment de la consommation, ce qui nuirait à la croissance », estime le directeur du Cercle de l’Epargne.

« L’inflation étant orientée à la baisse, une hausse importante pourrait apparaître en décalage par rapport à la tendance à venir. Le gouvernement pourrait être contraint d’opérer une baisse significative du taux de rendement d’ici quelques mois, ce qui serait impopulaire. », Conclut Philippe Crevel qui estime la hausse du taux du produit détenu par 55 millions d’épargnants à 3,5% plutôt qu’à 4%.

Celui du LEP devrait aussi reculer, anticipe le spécialiste de l’épargne réglementée. Sa rémunération passera de 6,1 à 5,6% dès août prochain.