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RSA : les conditions d’attributions de cette allocation vont-elles se durcir ?

RSA : les conditions dattributions de cette allocation vont-elles se durcir ?
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RSA : les conditions d’attributions de cette allocation vont-elles se durcir ? La réponse dans les lignes qui suivent…

RSA : les conditions d’attributions de cette allocation vont-elles se durcir ? Y-a-t-il lieu de craindre l’instauration de critères plus stricts comme le conditionnement du versement à une activité ou une formation ? Ça reste une éventualité !

Conditions pour bénéficier du RSA.

Mis en place en 2008, le RSA ou revenu de solidarité active est versé sous conditions aux personnes d’au moins 25 ans et peut s’ouvrir aux 18-24 ans jeunes actifs ou parents isolés. Cette aide s’adresse précisément aux personnes dont les ressources sont faibles.Selon un rapport de la Cour des comptes sorti en janvier dernier, ce dispositif comporte des failles. A part les oubliés du RSA, 65 % des bénéficiaires vivent encore sous le seuil de pauvreté.

De plus, l’accompagnement vers le retour à l’emploi est lui aussi défaillant. 15 % des allocataires touchent ce revenu minimum depuis plus de 10 ans, est-il indiqué sur le site demarchesadministratives.fr.

Pour prétendre au RSA, le demandeur doit remplir certaines conditions :

  • Être âgé d’au moins 25 ans
  • Résider en France de manière stable et régulière.

Le RSA jeune actif est ouvert aux personnes entre 18 et 24 ans à condition d’avoir cumulé 2 ans d’activité professionnelle au cours des 3 dernières années.

Une femme enceinte ou une personne avec 1 enfant à charge peut exceptionnellement toucher le RSA avant 25 ans.

Le montant du RSA 2022 dépend de deux points dont la composition du foyer et vos ressources. Une personne seule peut toucher jusqu’à 565,34 €. 

RSA : les critères vont-ils durcir ?

Parmi les propositions des candidats à la présidentielle 2022, on retrouve le conditionnement de l’aide à un minimum d’activité, une solution qui s’affiche au programme d’Emmanuel Macron et de Valérie Pécresse Je suis pour qu’on arrête la situation actuelle qui fait qu’un bénéficiaire sur 2 est encore bénéficiaire quatre ans plus tard, révèle à son tour le Ministre de la Santé.

« L’accompagnement, l’insertion n’est pas suffisamment effectué dans notre pays », poursuit Olivier Véran auprès de FranceInfo.

Septembre dernier, un texte de loi avait déjà pour ambition de permettre aux départements d’imposer un seuil de patrimoine ou d’épargne. S’il y a dépassement de ce seuil, le revenu de solidarité active aurait été supprimé.