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Prime Macron : le montant moyen va au-delà des 700 euros pour les travailleurs avec le nouveau dispositif

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Le ministre de l’Économie Bruno le Maire s’est félicité ce jeudi de la pérennisation de la prime Macron. Sachez que depuis cet été, 730 000 salariés ont reçu l’enveloppe.

Prime Macron : une enveloppe de 1,4 milliard d’euros pour les salariés

Bruno Le Maire a confié au micro de France 2 : « Ce que je constate, c’est qu’elle marche. Donc, on a toujours intérêt à pérenniser ce qui marche ». La prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, instaurée en 2019 et renouvelée annuellement depuis, a été rebaptisée « prime de partage de la valeur (PPV) », en août dernier. De plus, elle a été plafonnée au triple à 6 000 € dans le cadre de la loi sur le pouvoir d’achat. Au cours des deux mois suivants, 730 000 salariés ont reçu cette « nouvelle version » de la prime Macron. Elle avait un montant moyen supérieur à 710 € (pour un total de 520 millions d’euros).

En outre, on a versé l’ancienne prime Macron à 1,8 million de salariés, pour un total de 900 millions d’euros versés (premier semestre 2022). Cela représente une moyenne de 550 € par salarié. Grâce à l’ancienne et à la nouvelle prime, 1,4 milliard d’euros ont été versés à 2,5 millions d’employés par le biais de ce dispositif depuis le début de l’année.

Au total, cette prime patronale non imposable et facultative a touché plus de 10 millions de travailleurs depuis sa création. De plus, le gouvernement souhaite également étendre d’autres mécanismes de partage de la valeur, notamment les mécanismes d’intéressement et d’actionnariat. D’ailleurs, les partenaires sociaux se sont réunis mardi pour programmer des négociations sur les questions salariales. En effet, ils doivent remettre leurs propositions au gouvernement d’ici à fin janvier.

Bruno Le Maire tacle Anne Hidalgo

« On a une augmentation des salaires en moyenne de 4,4% (…) et ça continue d’augmenter » s’est par ailleurs félicité le ministre jeudi. Ajoutant qu’il fallait aussi « garder son sang-froid dans une période de crise inflationniste ». D’après le ministre de l’Économie, les prix de gros sont désormais en baisse. Ce qui devrait se répercuter sur les prix à la consommation « courant 2023 » et modérer l’inflation. Il a averti que les prochaines semaines « seront difficiles ». Ce, en affirmant que l’État supportait toutefois 55% du coût de l’inflation, contre 40 % pour les entreprises. Et 5 % pour les ménages.

Il s’est ensuite adressé à la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), qui a décidé d’augmenter la taxe foncière de 52 %. Par ailleurs, il a mis en cause le manque de soutien financier de l’État aux villes depuis la crise sanitaire. « C’est la gestion calamiteuse de Paris qui explique cette augmentation », a déclaré Bruno Le Maire, fustigeant les attaques d’Anne Hidalgo.