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Pénurie de tomates et de salades cet hiver ?

Pénurie de tomates et de salades cet hiver ?
© iStock

Risque-t-on une pénurie de tomates et de salades cet hiver ? Si l’on s’en tient à la situation qui prévaut actuellement, c’est fort probable !

La hausse des prix de l’énergie contraint certains agriculteurs à ne plus chauffer leur serre, est-il indiqué par le « Financial Times ». Cela sous-entend-elle une imminente pénurie de tomates et de salades cet hiver ?

Hiver : Pourquoi risque-t-on une pénurie de laitue, de tomates et de salades ?

C’est assez probable sachant que la production de ces deux légumes nécessite du chauffage. Les serres utilisées pour leur culture en sont très gourmandes en électricité, notamment dans les régions froides.

De peur de voir leur facture bondir, certains d’entre les cultivateurs, dont particulièrement ceux au Pays-Bas, préfèrent abandonner l’éclairage de plusieurs de leurs serres à plants de tomates (éclairage nécessaire à leur pousse) cet hiver “en raison du prix élevé de l’électricité, fait savoir Alexander Formsma, spécialiste de l’énergie chez Glastuinbouw Nederland.

Les prix sont devenus incontrôlables, ils sont ridiculement élevés”, confie Tony Montalbano, cultivateur, au Financial Times.

Pour éviter la flambée des prix, cet agriculteur qui cultive des légumes dans le sud-est de l’Angleterre, n’a pas d’autres choix que de revoir à la baisse sa production. Et il n’est pas le seul !

Résultat : cette hausse des prix de l’énergie pourrait finir par engendrer plusieurs pénuries dans les supermarchés.

La crise énergétique met à mal beaucoup de cultivateurs.

Ni les récessions, ni les chocs économiques ni encore les épisodes d’inflation élevée n’ont jamais interrompu sa production, mais il faut croire que cette année la hausse des coûts de chauffage de ses serres le force à délaisser la culture de ses concombres habituels, rapporte toujours le Financial Times.

Dans le reste de l’Europe, les agriculteurs et entreprises alimentaires réduisent leur production face à la flambée des coûts énergétiques. Cette mesure concerne notamment les cultures de concombres, de tomates et aussi de laitue.

Cette crise énergétique pourrait impacter sur toute la chaîne d’approvisionnement alimentaire européenne, en raison de l’augmentation du prix des engrais ou des aliments pour animaux.

En Italie, après une violente sécheresse cet été, environ 1/3 des agriculteurs du pays s’avère, dès lors, déficitaire. Certains comme indiqué dans les colonnes du Point, choisissent de revendre l’électricité qu’ils ont accepté d’acheter à un tarif fixe, plutôt que de l’utiliser pour l’agriculture.