Option « heures creuses » : cette grosse erreur qui ne vous fait pas du tout économiser !

Option heures creuses : cette grosse erreur qui ne vous fait pas du tout économiser !
© PEXELS

Voici cette grosse erreur qui ne vous fait pas du tout économiser avec l’option « heures creuses ». Le point ici.

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L’option « heures creuses » ne serait pas tout à fait intéressante sachant qu’elle se révèle plus coûteuse, fait savoir une enquête du fournisseur Plüm Energie : faites attention à cette grosse erreur qui ne vous fait pas du tout économiser ! 85 % des personnes souscrites en font les frais.

« Cette option générerait un surcoût annuel de 450 millions d’euros » !

Selon le Médiateur national de l’Energie, près d’un Français sur deux opte pour l’offre suite à un « défaut de conseil » sur les contrats d’électricité.

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Avec cette option, le prix du kilowattheure varie selon le moment de la journée : « il est plus cher aux moments de forte consommation, les « heures pleines », et moins cher pendant les heures dites « creuses », souvent la nuit ».

Cela incite alors les consommateurs à brancher leurs appareils énergivores – particulièrement les chauffages et chauffe-eau électriques – durant ces plages horaires dites « creuses ».

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Théoriquement, cela permet aux foyers de réduire leurs factures d’électricité, tout en allégeant la charge de consommation du parc national lors des heures de pics.

« En septembre/octobre, on s’est rendu compte de cette situation absurde et de ces vrais dysfonctionnements dans les tarifications« , alarme Vincent Maillard, cofondateur et président de Plüm Energie.

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Grâce à un panel représentatif de près de 3 000 consommateurs clients d’EDF, le fournisseur découvre qu’au total, cette option « générerait un surcoût annuel de 450 millions d’euros à l’échelle nationale ».

« Avant 2008, explique-t-il, le fonctionnement était assez simple. Le tarif en heure pleine était le même tarif que celui de ‘base’. L’heure creuse était moins chère ».

« Par contre l’abonnement chez un fournisseur était légèrement en hausse. Les gens évaluaient ainsi l’économie qu’ils pouvaient faire en heures creuses afin de rentabiliser la hausse de l’abonnement. »

Sauf qu’« Après 2008, souligne-t-il, les tarifs en heures pleines et en heures creuses ont augmenté mais les abonnements ont baissé(…) En 2016, les tarifs d’heures creuses ont remonté, ce qui ne permettait plus de compenser la hausse des abonnements ».

« À partir de là, conclut-il, il n’y avait plus d’intérêt par rapport au tarif ‘base' ».

L’option « heures pleines/heures creuses » fait perdre de l’argent aux ménages qui y souscrivent.

« Il y a plusieurs années, confirme Frédérique Feriaud, cette offre était intéressante si l’on arrivait à déporter 30 % de la consommation sur les heures creuses ».

« Aujourd’hui, poursuit la directrice générale des services du Médiateur national de l’Energie, elle n’est intéressante que si 50 à 60 % de la consommation sont déportées sur ces heures ».

L’option « heures pleines/heures creuses » ferait perdre 30 à 50 euros par an aux foyers qui y souscrivent.

L’option reste toutefois avantageuse, nuance Frédérique Feriaud. « Si quelqu’un travaille à l’extérieur et baisse son chauffage dans la journée, s’il peut asservir son chauffe-eau et faire tourner ses machines à laver et son lave-vaisselle pendant les heures creuses. »

Ne faites surtout pas l’erreur de consommer en heures pleines. Profiter des moments où l’électricité coûte moins cher. Elle n’est économique que si vous l’utilisez à bon escient.

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