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Nouveau RSA dans le département de l’Eure : 3 000 demandeurs en moins d’ici 2028

Nouveau RSA dans le département de lEure : 3 000 demandeurs en moins dici 2028
Nouveau RSA dans le département de l'Eure : 3 000 demandeurs en moins d'ici 2028 ! -© iStock / Getty images

L’Eure est le seul département normand volontaire à tester la phase d’expérimentation de la réforme du revenu de solidarité active qui se limite actuellement à cinq cantons dont le Pont-de-l’Arche, le Louviers, le Val-de-Reuil, Romilly-sur-Andelle ainsi que le Gisors.

L’objectif est d’avoir 3 000 demandeurs en moins d’ici 2028 dans le département de l’Eure grâce au nouveau RSA. Plus de détails dans les lignes qui suivent…

Nouveau RSA dans le département de l’Eure : 3 000 demandeurs en moins d’ici 2028

Si l’État n’en demande que 2 500, le département se veut plus ambitieux en voulant atteindre 500 allocataires de plus. Le lancement est prévu pour courant mars-avril.

L’allocataire devra en effet donner « 15 à 20 heures par semaine » de son temps pour « découvrir un métier en entreprise, faire du bénévolat dans une association ou encore mettre à jour ses compétences ».

« C’est une aubaine, c’est quelque chose de positif, ce n’est pas du tout une corvée », commente Alexandre Rassaërt, le président du conseil départemental de l’Eure qui voit dans cette réforme, « une logique des droits et devoirs de réciprocité entre les allocataires RSA et les financeurs publics ».

« Le RSA n’est pas un salaire, c’est une aide dans une période difficile. Il faut aussi des contreparties », souligne Stéphanie Auger, vice-présidente en charge de l’Insertion.

« Les 15 à 20 heures, ce sera en partenariat avec tous ces partenaires privés sur le territoire »

« Nous, on a des difficultés d’insertion, les entreprises ont du mal à recruter, il faut qu’on se trouve à un moment donné. Les 15 à 20 heures, ce sera en partenariat avec tous ces partenaires privés sur le territoire », détaille Alexandre Rassaërt.

Dans le même temps, cette conjoncture économique se veut très favorable, notamment pour certains secteurs sous tension. A savoir celui de l’hôtellerie, de la restauration, de la logistique, du BTP, de l’aide à domicile voire plus.

Le retour à l’emploi est souvent parsemé d’obstacles : des problèmes de santé, de logement, des situations personnelles compliquées, … Voilà pourquoi le dispositif est couplé avec un accompagnement individualisé complet « afin de voir ce qui pourrait lever ses freins ».

Un bénéficiaire qui n’acceptera pas de jouer le jeu verrait évidemment son revenu suspendu.