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« Mes parents ont regardé les deux bébés, [ils] ont pris le mignon et laissé le laid derrière » : A 65 ans, ils apprenent qu’ils ont été échangés à la naissance

Mes parents ont regardé les deux bébés, [ils] ont pris le mignon et laissé le laid derrière : A 65 ans, ils apprenent qu’ils ont été échangés à la naissance
« Mes parents ont regardé les deux bébés, [ils] ont pris le mignon et laissé le laid derrière » : A 65 ans, ils apprenent qu’ils ont été échangés à la naissance !-© Getty images

A 65 ans, ils apprenent qu’ils ont été échangés à la naissance ! Le cours de leur vie a été complètement bouleversée par cet incident. Retour sur ce témoignage très poignant.

C’est à 65 ans qu’ils apprenent qu’ils ont été échangés à la naissance

Leur histoire a commencé dans un petit hôpital rural au Manitoba (Canada). Ces deux hommes sont venus au monde à quelques heures d’intervalle. Si leur existence avait suivi son cours naturel, des analyses ADN ont mis en lumière la méprise dont Richard Beauvais et Eddy Ambrose étaient victimes.

Comme rapporté dans l’article du New York Times publié le 2 août dernier, les deux hommes ont été remis à la mauvaise famille.

La fille de Richard Beauvais a souhaité retracer son arbre généalogique revenir à la source de ses racines autochtones.

Pour cela, elle demande à son père d’effectuer un test ADN. Il s’est avéré que le test n’a montré « aucune origine autochtone ou française, mais plutôt un mélange d’ascendance ukrainienne, juive ashkénaze et polonaise », rapporte huffingtonpost.fr.

Pour l’homme d’affaires âgé de 65 ans, cela ne pouvait être qu’une erreur car son père, Camille Beauvais est un canadien-français et sa mère, Laurette, une métisse crie et canadienne-française.

Dans le même temps, un autre homme, également curieux de ses origines, a été confronté à un test génétique « trompeur« .

Il a découvert qu’il était en réalité métis. Cette révélation a laissé Eddy Ambrose perplexe, car il n’a jamais remis en question ses racines ukrainiennes.

Grâce au site web des tests ADN, les deux hommes ont rapidement abouti à la déduction qu’un échange avait eu lieu à leur naissance. Ils ont ensuite initié un premier échange téléphonique pour établir le contact.

Comme raconté dans le New York Times, Richard Beauvais ne manquait pas d’ironiser la situation : Mes parents « ont regardé les deux bébés, [ils] ont pris le mignon et laissé le laid derrière ».

« Si je pouvais retourner aujourd’hui dans cette chambre d’hôpital et changer(…) »

« Richard m’a dit que je n’aurais probablement pas survécu (à l’enfance difficile qu’il a vécue liée à la brutalité du politique du Canada envers les peuples autochtones, NDLR), c’était trop brutal », réagissait Eddy Ambrose. « Et je me suis dit, ”eh bien, peut-être que je suis content de ne pas être là, mais, d’une certaine manière, c’est triste pour lui d’’avoir vécu ça“ », poursuit-il.

« Si je pouvais retourner aujourd’hui dans cette chambre d’hôpital et changer, je ne le ferais pas, car j’ai deux belles filles, une belle épouse, trois belles petites-filles », indique quant à lui Richard Beauvais.

Eddy Ambrose a lancé une poursuite judiciaire contre la province du Manitoba pour obtenir indemnisation et faire bénéficier ses petits-enfants des subventions destinées au groupe.