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Le Smic va-t-il augmenter de 1,8% au 1er janvier ?

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Le Smic devrait augmenter de 1,8 % le 1er janvier 2023, selon le rapport d’un groupe de spécialistes indépendants. Cependant, il n’y aura pas de coup de pouce.

Une revalorisation, mais pas de coup de pouce

Comme d’habitude, le Smic devrait être revalorisé le 1er janvier. En fait, d’après le rapport d’un groupe de spécialistes indépendant, dirigé par Gilbert Cette, professeur d’économie à Neoma Business School, cette augmentation automatique devrait être de 1,8 % au minimum. Ce qui signifie une revalorisation de 30 euros bruts chaque mois.

En fait, les experts précisent que « Parmi les pays qui ont un salaire minimum, la France est l’un de ceux qui en font le plus ». Toutefois, ils ne prévoient aucun coup de pouce en début 2023.

Le Smic : revalorisation de 5,6 % sur toute l’année

L’inflation a en effet entraîné une série d’augmentations du Smic cette année. Effectivement, Les Échos rapporte qu’il était en hausse de près de 1% au 1er janvier, 2,6% au 1er mai et encore 2% en août.

Dans l’ensemble, il était en hausse de 5,6 % pour 2022. Des coups de pouce que 2,5 millions de travailleurs du secteur privé ont bénéficié. Par ailleurs, le taux d’augmentation du SMIC au 1er janvier 2023 sera publié mi-décembre en même temps que celui de l’inflation.

Trois options concernant le Smic 2023

Si les spécialistes ne recommandent pas de coup de pouce en début 2023, ils préconisent encore une fois une réforme « ambitieuse » de la formule de cette revalorisation. Ce, « dans le respect de la directive européenne sur les salaires minimums ». D’ailleurs, ces experts avancent trois options dans leur rapport.

Premièrement, la conservation des deux paramètres utilisés pour calculer la revalorisation automatique (inflation et SHOBE). En revanche, on devrait les réinterpréter pour éliminer les fluctuations incontrôlées du Smic. La seconde option consiste à omettre l’un de ces paramètres ou les deux pour le calcul. Enfin, une dernière alternative suggérée par les spécialistes prévoit d’indexer le Smic sur sa croissance moyenne pour un groupe de secteurs.