Le N°2 français de la confiture en grande difficulté

Le N°2 français de la confiture en grande difficulté
Le N°2 français de la confiture en grande difficulté !-© iStock

Le N°2 français de la confiture en grande difficulté financière. Sa société avoue-t-il, se trouve «au bord du précipice».

Le N°2 français de la confiture en grande difficulté.

Dans une entrevue accordée au journaliste Olivier Dauvers pour son blog «Le Web Grande Conso», Lucien Georgelin, fondateur de l’entreprise familiale du même nom, a fait part de la situation critique de la société qui souffre d’«une difficulté de trésorerie» menaçant près de 350 emplois.

«La société n’a pas les finances nécessaires pour acheter tous les fruits qu’elle devrait en vue des grosses commandes de fin d’année, qui pèsent à elles seules 5 à 6 millions d’euros.», confiait-il dimanche dernier auprès du Sud Ouest.

«Les mois de novembre et décembre pèsent près d’un quart de notre activité», Précise-t-il dans «Le Web Grande Conso».

«Je n’aurais pas les moyens d’y arriver sans aide financière qui me permettrait de joindre les deux bouts. Il me faudrait 3 à 4 millions d’euros pour arriver à un travail tranquille», détaillait-il au quotidien régional.

Derrière cette situation, il y a selon le deuxième producteur français de confitures, «une succession de phénomènes» : la crise sanitaire, des chocs extérieurs, la crise inflationniste, mais aussi «des investissements importants(…) indispensables pour conserver toutes les certifications (notamment IFS) ».

«Va-t-on condamner une entreprise rentable juste parce qu’elle ne peut pas acheter des matières premières ?»

«C’est le plus terrible dans cette histoire ! Va-t-on condamner une entreprise rentable, 100% familiale, patrimoniale, qui a le soutien de ses clients, juste parce qu’elle ne peut pas acheter des matières premières ?», ne pouvait-il s’empêcher de s’interroger.

«À la suite de l’article publié jeudi, révèle-t-il à Sud Ouest, j’ai reçu des appels de tous les patrons de la grande distribution pour m’affirmer leur soutien, pour m’aider à passer ce cap».

«Certains, ajoute-t-il, sont prêts à nous accorder des crédits de campagne, à s’engager à prendre des volumes sur deux ans, en attendant que l’on puisse retrouver l’équilibre».

Lucien Georgelin s’est engagé «publiquement à donner 10 % de l’entreprise aux salariés. (…) Parce que si on s’en sort, ça sera avec eux».