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Le marché de l’immobilier ancien en chute dans toute la France

Le marché de limmobilier ancien en chute dans toute la France
Le marché de l'immobilier ancien en chute dans toute la France !-© Adobestock

A l’exception de la Méditerranée, le marché de l’immobilier ancien dégringole en France d’après les derniers baromètres des réseaux d’agences. Ce sont notamment les grandes métropoles qui sont concernées, à savoir Paris, Lyon, Bordeaux ou encore Rennes. On vous aide à y voir plus clair.

Le marché de l’immobilier ancien en chute dans toute la France

« La baisse des prix, même si elle est aujourd’hui relativement faible et hétérogène, commence à gagner progressivement toute la France et des régions ou des villes qui étaient orientées à la hausse, comme la Bretagne », indique le président de Laforêt, Yann Jéhanno.

Cette baisse des prix, souligne l’agence immobilière Century 21, « s’est encore affirmée de juillet à septembre, avec 4,1 % de recul sur un an pour les appartements et 2 % pour les maisons« , relaye Le Dauphiné Libéré.

Laforêt enregistre à son tour, une diminution de 3,1 % des prix au mètre carré, tandis qu’Orpi constate une baisse de 2 % depuis le début de l’année.

Seule la Fédération nationale de l’immobilier fait exception. Elle est la seule agence à avoir observé une hausse des prix de 1,1 %, selon son baromètre en date du 1er septembre.

L’envolée du coût du crédit, excluant pas mal de primo-accédants, est la raison principale de la chute du marché immobilier, notamment de l’ancien.

Le nombre de transactions est en net recul depuis cet été. Marseille et Nice font exceptions à la règle.

Selon la Banque de France, la production de crédit immobilier a diminué de 40% en juillet à 12,7 milliards d’euros.

Plus de 50% des acquéreurs sont des « secundo-accédants » 

Le taux d’endettement des emprunteurs, incluant le coût de l’assurance des crédits, est aujourd’hui limité à 35% de leurs revenus, avec quelques dérogations pour les primo-accédants.

Le marché immobilier est actuellement tiré par les « secundo-accédants ». Ces acheteurs financent leur acquisition en vendant leur propriété précédente, ce qui leur permet de disposer d’un apport conséquent.

D’après les données de Laforêt, ils constituent désormais plus de la moitié des acquéreurs, alors que les primo-accédants représentent moins de 20%.

Une situation non surprenante sachant que ces profils sont obligés de s’endetter davantage pour acheter leur résidence principale.