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La maison d’une figure de la Résistance squattée, « Nous n’avons pas d’autre solution »

La maison dune figure de la Résistance squattée, Nous navons pas dautre solution
La maison d'une figure de la Résistance squattée, "Nous n'avons pas d'autre solution" !-© PEXELS

La maison dans le quartier des Sept-Deniers, d’une figure de la Résistance squattée par huit personnes, « Nous n’avons pas d’autre solution » !

La maison d’une figure de la Résistance squattée, « Nous n’avons pas d’autre solution »

La fille du résistant s’estime « impuissante ». En effet, la maison avait aussi déjà été occupée, il y a deux ans de cela. A l’époque, les squatteurs avaient détérioré les lieux. C’est à un tout autre profil que Monique, la fille du résistant Jean Bégué, a affaire aujourd’hui.

« Nous sommes Macédoniens. Nous sommes en France depuis six ans », Raconte cette famille de huit personnes comprenant un couple et de six enfants entre 5 ans à 16 ans. Ils ont occupé la bâtisse depuis quelques jours « Parce que nous n’avons pas d’autre solution, déplorent-ils. Si c’était le cas, ajoutent-ils, nous laisserions la maison avec grand plaisir ».

« Ni le 115, ni la préfecture ne trouve de solution parce que nous sommes nombreux. D’autres ont été aidés », expliquent-ils.

« Ça me révulse d’être dépossédée de la sueur de mes ancêtres ».

« A 80 ans, confesse Monique, c’est quelque chose de difficile à vivre. Mon père a été torturé ici, contre un arbre centenaire. Je me débats avec cette horde d’envahisseurs qui me narguent depuis les fenêtres. Ça me révulse d’être dépossédée de la sueur de mes ancêtres ».

Voyant que cette maison était inoccupée, les Macédoniens n’ont pas hésité à y élire domicile. Si la maison est vide, elle est loin d’être à l’abandon, assure l’octogénaire. « Avec mon mari, on vient très régulièrement nous occuper du jardin », indique-t-elle. Des propos confirmés par le voisinage.

« Quand on est arrivés, beaucoup de choses étaient cassées. On nous a dit qu’il y avait eu des squatteurs. On sait aussi que des dealers sont venus ici. En étant là, on la protège en quelque sorte car nous en prenons soin. On est même prêts à donner à cette dame un peu d’argent pour ne plus dormir sur les trottoirs », assurent les nouveaux squatteurs.