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La conduite sans permis pourrait-elle devenir légale prochainement ?

La conduite sans permis pourrait-elle devenir légale prochainement ?
La conduite sans permis pourrait-elle devenir légale prochainement ?-© PEXELS

La conduite sans permis pourrait-elle devenir légale prochainement ? Il Est Encore Temps vous fait le point sur la question.

La conduite sans permis pourrait-elle devenir légale prochainement ?

Le ministre Gérald Darmanin propose une idée audacieuse : permettre aux apprentis conducteurs de prendre le volant seuls avant même d’obtenir leur permis de conduire.

L’objectif de cette proposition est de « réduire les délais d’attente » pour passer l’examen officiel, tout en faisant face aux retards causés par les restrictions liées à la pandémie.

Actuellement, cette idée est en cours de discussion entre différents acteurs, et les contours du projet commencent à se dessiner. Certaines conditions seraient effectivement nécessaires pour circuler sans permis.

Seuls les apprentis du permis B qui peuvent justifier d’un contrat de travail pourraient bénéficier de ce système.

De plus, le jeune automobiliste devrait avoir suivi un minimum de 30 heures de conduite, soit 10 heures de plus que celles requises pour le passage traditionnel de l’examen.

Après un « test de connaissance des risques« , le jeune conducteur éligible recevrait une attestation à durée limitée, dont les détails exacts restent encore inconnus.

Quelles sont les conditions requises pour en bénéficier ?

Les horaires de circulation seraient restreints aux jours de la semaine, excluant donc les déplacements le week-end. En outre, la conduite sans permis ne serait autorisée que la journée, à moins d’un déplacement professionnel de nuit ou en soirée.

Le document d’attestation lui-même serait soumis à un système de points « limité à 3″. La moindre infraction commise par le conducteur sans permis entraînerait la suspension de l’attestation.

Ce projet répond à une problématique bien définie : les jeunes travailleurs ayant besoin d’un véhicule se trouvent souvent confrontés à des difficultés en raison des délais d’attente pour passer l’examen de conduite.

Néanmoins, bien que son application n’est pas prévue avant 2024, il n’est pas perçu d’un bon œil parmi les acteurs de la prévention routière.

Pour les inspecteurs de permis, ce système ne sera qu’une nouvelle source de fraude et un manque de respect envers leur profession. La question de la sécurité routière se pose légitimement.

Selon eux, cette mesure ne suffira pas à régler le véritable fond du problème des délais d’attente.