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La chaleur bat son record : peut-on refuser de travailler en pleine canicule ?

La chaleur bat son record : peut-on refuser de travailler en pleine canicule ?
La chaleur bat son record : peut-on refuser de travailler en pleine canicule ?-© Getty images

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La chaleur bat son record : peut-on refuser de travailler en pleine canicule ?

Force est de constater qu’il peut-être pénible de travailler en période de forte chaleur entre les maux de tête d’une part et le manque d’énergie d’autre part.

Afin de préserver les performances et la santé de leur personnel, les employeurs ont la responsabilité de restreindre l’exposition des travailleurs aux températures élevées. Ce qui implique la mise en place de certaines mesures à l’instar des horaires décalés, des pauses plus fréquentes ou encore une meilleure ventilation des espaces de travail.

Dans certains cas, le recours au télétravail peut également être envisagé pour faire face aux conditions extrêmes de chaleur.

La Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) sonne l’alarme et met en garde contre les dangers d’une chaleur excessive dans les bureaux, préconisant vivement l’évacuation des employés lorsque la température ambiante atteint les 34 degrés.

Toutefois, malgré cette recommandation, le Code du travail reste étrangement silencieux sur cette question brûlante : aucune disposition légale ne fixe de seuil absolu au-delà duquel le travail serait possible.

Dans les chantiers exposés aux rayons implacables du soleil, l’employeur se voit dans l’obligation formelle de « s’assurer que le port des protections individuelles est compatible avec les fortes chaleurs » de sorte à ce que cela n’aggrave pas la lourde épreuve des travailleurs.

Ces mesures à respecter…

Il se doit par ailleurs, de mettre à leur disposition « des moyens de protection contre les fortes chaleurs ou de rafraîchissement » avec une quantité minimale de « trois litres par jour. »

C’est lorsque l’employeur ne met pas en place ces mesures que le salarié se voit dans le droit de s’opposer à se rendre au travail.

Aucune disposition dans le code du travail ne permet le « droit de retrait« . Néanmoins, tous les risques sanitaires doivent être tenus en compte par l’employeur.