Fraude à la CAF : elle perçoit indûment 11.000 euros en deux ans

Fraude à la CAF : elle perçoit indûment 11.000 euros en deux ans
Fraude à la CAF : elle perçoit indûment 11.000 euros en deux ans !-© iStock

Encore une énième fraude à la CAF : elle perçoit indûment 11.000 euros en l’espace de seulement deux ans !

Fraude à la CAF : elle perçoit indûment 11.000 euros en deux ans

Face à l’attitude résolument rebelle de cette femme de 63 ans, qui semble prendre de haut l’organisme en refusant obstinément de régler sa dette – dont elle est parfaitement consciente – le Conseil départemental de Haute-Garonne n’a eu d’autre choix que de prendre des mesures plus drastiques et a déposé une plainte pour escroquerie.

Cet organisme est chargé de l’attribution du Revenu de Solidarité Active.

La sexagénaire a perçu 11 000 euros d’allocations entre 2017 et 2019, alors qu’elle n’avait pas droit à ces allocations, car elle avait passé plus de 90 jours hors du territoire français au cours de l’année.

Lors de son interrogatoire par les policiers, le 10 janvier 2022 au commissariat de Toulouse, la fraudeuse avait avancé une explication pour le moins surprenante : elle prétendait ignorer l’obligation de rester sur le territoire français après la première année d’octroi du RSA.

Pour les besoins de sa profession, la danseuse et actrice amateur s’est retrouvée à effectuer de nombreux séjours à l’étranger. Dans la foulée, elle a omis de déclarer les généreux dons financiers offerts par plusieurs de ses amis.

En 2019, la Caisse d’allocations familiales avait finalement cessé de lui verser le revenu de solidarité active, prenant connaissance de ses agissements frauduleux.

Elle a alors été informée qu’elle devrait procéder au remboursement des 11 000 euros indûment perçus.

Cette femme de 63 ans entraînée par la justice…

Devant l’ampleur de la dette, la femme de 63 ans a entamé le paiement de ses dettes au début de l’année 2022, soit près de trois ans après le début de la fraude.

Convoquée devant la justice dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité en janvier 2023, elle a dû répondre de ses actes devant la justice.

Pas étonnant que Gabriel Attal, alors Ministre délégué aux Comptes publics, insistait sur la mise en place de dispositifs de contrôle plus efficaces et plus sévères avant son arrivée au ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.