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Erreurs de prix en caisse : ne vous laissez pas dépouiller !

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En ces périodes difficiles causées par l’inflation, il faut doubler davantage sa vigilance pendant les courses. Ainsi, lorsqu’on fait face à des erreurs de prix de caisse, il faut adopter certaines mesures.

Erreurs de prix en caisse : un phénomène très fréquent

Les hausses de prix généralisées dans les supermarchés et autres incitent à faire davantage attention lors des achats. Et cela concerne surtout de prêter attention aux tickets de caisse et les prix affichés dessus. En effet, de nombreux consommateurs témoignent des erreurs de prix en caisse qu’ils rencontrent au quotidien. Il s’agit des écarts considérables entre les prix affichés en rayon et ceux déboursés à la caisse. Et comme souvent, cela tourne en faveur des vendeurs.

Thierry, une victime de ce phénomène raconte sa mésaventure. Il a alors déclaré : « Un plat de paëlla de 3 kilos que j’avais repéré en promotion en rayon à 9,90 € est passé à 29,70 € en caisse… J’ai rappelé au magasin que j’étais en droit de ne payer que le prix indiqué, mais le responsable a refusé de me vendre le produit et a tout retiré du rayon ! »

Et de nombreuses personnes ont subi la même chose que Thierry. On a l’exemple de Marc qui utilise souvent le système de scanette de son hypermarché, ou encore Béatrice. Pour cette dernière, elle a aussi fait part de son histoire. Et lors de ses dernières courses, elle a acheté 10 articles en tout. Toutefois, 7 articles ont eu un prix en caisse supérieur à ceux affichés en rayon. Ainsi, elle a eu près de 3€ de surcoût au total. Cependant, elle a pu se faire rembourser selon sa déclaration.

Ce que dit la loi et ce que l’acheteur doit faire dans un cas pareil

La loi va du côté du consommateur lors d’une erreur de prix de caisse, dans la majorité des cas. Sur ce point, l’article L133-2 du Code de la consommation apporte une indication claire. En cas de litige, le vendeur doit vendre le produit au prix le plus avantageux pour le client.

Toutefois, des exceptions à la règle existent cependant. La première exception entre en jeu lorsque le tarif affiché diffère de la valeur réelle de l’article de manière dérisoire. La deuxième relève d’une attitude considérée comme malhonnête de la part du consommateur. Par ailleurs, l’article L-442-4 du Code de commerce et la Loi de modernisation de l’économie appuient cette idée. Selon cet article, un vendeur ne doit pas vendre à perte hors périodes de soldes.

Pour l’acheteur, il a le droit de faire appliquer l’article L133-2 du Code de la consommation. Ce dernier indique qu’en cas de doute, c’est le tarif le plus avantageux pour le consommateur qui s’applique. Aussi, on encourage le consommateur à tenter un accord amiable par le moyen d’un échange courtois avec le vendeur.

Par contre, l’acheteur peut envoyer une mise en demeure au cas où il considère la réponse à sa requête insatisfaisante. La mise en demeure aura une validité de 8 jours au-delà de laquelle l’acheteur peut saisir le tribunal de proximité.

Et en parallèle, le consommateur peut aussi signaler la situation à la DGCCRF de sa région. En effet, cette administration contrôle le respect des règles en vigueur concernant l’affichage des prix d’un revendeur.