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Crédit immobilier : ces banques qui exigent une épargne de précaution aux emprunteurs

Crédit immobilier : ces banques qui exigent une épargne de précaution aux emprunteurs
Crédit immobilier : ces banques qui exigent une épargne de précaution aux emprunteurs.-© Getty images

Afin de rassurer les établissements bancaires de votre capacité de remboursement, les emprunteurs doivent désormais justifier d’une épargne résiduelle conséquente.

Pour avoir un crédit immobilier, les banques exigent pour l’heure une épargne de précaution aux emprunteurs. On vous aide à y voir plus clair.

Crédit immobilier : ces banques qui exigent une épargne de précaution aux emprunteurs

Selon la Banque de France, « les nouveaux crédits à l’habitat représentaient 23,7 milliards d’euros en janvier 2022 contre 14,4 milliards en janvier 2023« . Cette baisse est notamment liée au durcissement des conditions d’obtention de prêt immobilier.

Rappelons que les banques sont elles-mêmes confrontées à la hausse du coût du crédit et aussi, à une baisse de leurs bénéfices.

L’épargne résiduelle constitue pour ces établissements, une sorte de sécurité pour les banquiers puisque cette épargne permet aux emprunteurs de faire face à des imprévus sans devoir mettre en péril le remboursement de l’emprunt.

En plus de l’apport personnel, l’emprunteur doit dorénavant pouvoir justifier d’une épargne correspondant à 20 ou 30 % du coût du projet, comme expliqué par Maël Bernier, directrice de la communication du courtier Meilleurtaux.com.

Cette épargne peut « permettre à un dossier de passer sous les 3 % » 

Cette épargne peut « permettre à un dossier de passer sous les 3 % » .Si cette condition n’est pas encore généralisée dans la totalité des banques, elle commence à l’être chez plusieurs établissements de crédit.

Outre l’apport personnel, ces banques réclament généralement jusqu’à 1 an de mensualité en épargne de précaution.

Un moyen de s’assurer que l’emprunteur puisse être en mesure de faire face à une augmentation de ses dépenses, et particulièrement des charges liées à l’énergie.

Les obligations assimilables du Trésor sont passées de 0,64 % en février 2022 à 2,63 %, en février 2023. Bloquées par le taux d’usure, les banques n’ont pas pu répercuter cette augmentation sur les emprunteurs.

Elles ont alors préféré cesser de prêter de l’argent, jusqu’à ce mois. Avec la remontée du taux d’usure à 3,79 %, taux d’intérêt maximum légal au-delà duquel les banques ne peuvent pas prêter, les banques consentent à accorder des crédits immobiliers à condition qu’il y ait une épargne résiduelle sur la table.