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Au bout de 50 ans de fraude, un ferrailleur s’offre une Porsche et se fait griller

Au bout de 50 ans de fraude un ferrailleur soffre une Porsche et se fait griller
© Le Dauphiné Libérée

Au bout de 50 ans de fraude, un ferrailleur s’offre une Porsche Panamera neuve et se fait griller. On vous donne les détails !

Au bout de 50 ans de fraude, un ferrailleur s’offre une Porsche et se fait griller. Effectivement, c’est l’achat de ce bolide de luxe qui a alerté les autorités. La gendarmerie a aussitôt déclenché une enquête.

Un ferrailleur de 78 ans jugé pour blanchiment d’argent et travail dissimulé

Ce retraité lavallois de 78 ans n’aurait en effet jamais dû s’acheter cette Porsche d’une valeur de 150.000 euros. Cet achat a alerté la gendarmerie et la juridiction interrégionale spécialisée.

Comme indiqué dans les colonnes de Ouest France, le train de vie du septuagénaire ne correspondait pas à sa situation de retraité modestement pensionné.

En fouillant dans son passé, les autorités ont fini par apprendre que l’homme vivait du négoce de ferraille, de l’achat ainsi que de la revente de voitures de luxe, de caravanes, sans déclaration d’activité, ni cotisations à l’Urssaf pendant près d’une cinquantaine d’années.

« Une fraude fiscale a également été décelée par les enquêteurs, comme indiqué par Capital. Le prévenu s’était attribué une demi-part supplémentaire en se faisant passer pour invalide », peut-on lire.

130.000 euros ont par ailleurs été découverts au domicile du retraité. Deux comptes assurance vie d’une valeur de 330.000 euros et plusieurs autres sommes sur ses comptes bancaires. Ce qui fait un « montant infractionnel » aux environs de 595.000 euros.

Le ferrailleur a dû répondre « de blanchiment de travail dissimulé » comme rappelé par la procureure Stéphanie Perchaud. La poursuite n’a au final, été limitée qu’aux 5 dernières années à cause des délais de prescription.

La procureure réclame 18 mois de prison avec sursis, vu l’état physique du prévenu. Elle souhaite y ajouter une amende de 30 000 euros et la confiscation du véhicule et des assurances vie.

Maître Emmanuel Doreau et Patrick Descamps ont reconnu le travail dissimulé mais contesté l’évaluation de la fraude. « D’où vient ce chiffre de 595.000 euros, une somme hallucinante ? », s’interroge Emmanuel Doreau.

Maitre Descamps, dans une plaidoirie plutôt agressive, conteste le blanchiment et évoque « l’état de nécessité d’un homme qui vit avec 200 euros par mois ». L’avocat angevin est même allé jusqu’à mettre en doute les connaissances des gendarmes sur le thème du travail dissimulé.

Au final, 30000 euros d’amende et confiscation de la voiture de luxe

Au final, le vieux ferrailleur est condamné à s’acquitter d’une amende de 30 000 euros réclamée par le parquet et aussi, la confiscation du véhicule.

La défense ordonne par contre, la restitution des assurances vie ainsi que les numéraires appartenant à la femme du ferrailleur.