Aides sociales : l’Etat promet un versement automatique du RSA, des APL et de la prime d’activité 

Aides sociales : lEtat promet un versement automatique du RSA des APL et de la prime dactivité 
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L’État promet un versement automatique des aides sociales dont le RSA, les APL ou encore la prime d’activité. Explications.  

Aides sociales : l’Etat promet un versement automatique du RSA, des APL et de la prime d’activité dans le but de faire baisser le taux de non-recours à ces aides. Cette « solidarité à la source » est une promesse de campagne du président Emmanuel Macron.

RSA, APL, Prime d’activité : Emmanuel Macron prévoit une automatisation des versements d’ici peu

Par méconnaissance ou simplement en raison de la complexité du processus, plusieurs Français font l’impasse sur de nombreux versements. Ils se privent ainsi de plusieurs centaines d’euros par mois.

La DREES estime que 600 000 ménages pourtant éligibles ne réclament pas le Revenu de Solidarité Active (RSA). Ce qui représente au total près d’un allocataire sur trois !

Il s’agit d’une perte moyenne de 330 euros par mois, en moyenne pour les foyers concernés.

Dans la même étude réalisée ce début d’année 2022, la DREES a découvert que le RSA n’est pas le seul dispositif concerné.

Le taux de non-recours à la prime d’activité est pour sa part, estimé à 1/3 des bénéficiaires potentiels. La perte potentielle est de 186 euros par mois en moyenne, pour tous les ménages qui travaillent, avec des revenus modestes.

Conscient de cet enjeu, Emmanuel Macron prévoit d’automatiser le versement des aides sociales pour limiter le non-recours à certaines prestations.

Cette simplification des démarches devrait commencer d’ici 2023 selon le ministre des Solidarités, Jean-Christophe Combe. La réforme fait-il savoir dans les colonnes du Parisien, ne devrait concerner que trois grandes familles d’aides. A savoir le RSA, les APL ainsi que la prime d’activité.

A quand la généralisation du versement automatique dans toute la France ?

Seuls certains territoires vont être sélectionnés pour une première phase d’expérimentation s’étalant sur deux ans. Sa généralisation à toute la France entière ne pourra se faire que d’ici 2025.

« Cela concerne globalement 90 % des allocataires, indique le ministre des Solidarités, soit près de 20 millions de Français ».

Une phase de test de 2 ans a été décidée sur une dizaine de territoires dont la liste n’a pas encore été dévoilée.

« Je souhaite qu’on ait des premiers résultats d’ici deux ans car c’est un sujet complexe qui implique de lourds travaux techniques pour harmoniser les ressources et permettre la récupération des données auprès des employeurs et des administrations, » détaille Jean-Christophe Combe.